Haiku est un jeu coopératif dans lequel les joueurs doivent faire deviner des estampes japonaises grâce à des vers. Chaque tour, 6 estampes sont révélées et chacun en choisit secrètement une. Il compose ensuite un haïku de trois vers à partir de fragments de texte disponibles, afin de donner aux autres joueurs suffisamment d’indices pour retrouver son choix. Ceux-ci tentent alors d’associer chaque haïku à l’estampe correspondante. Les réussites permettent au groupe de progresser, tandis que les erreurs font avancer les Yokaïs.
Contrairement à Dixit, le joueur ne peut pas formuler librement son indice. Il doit composer avec les fragments proposés et trouver, parmi les possibilités disponibles, une association capable d’évoquer son estampe. Cette contrainte donne une importance particulière à la façon dont les mots sont assemblés : il ne s’agit plus seulement de trouver une idée qui évoque une image, mais de construire un petit texte cohérent et suffisamment évocateur à partir d’éléments imposés.
Les estampes et le matériel renforcent cette approche. Les cartes, le pion Kokeshi et les plateaux Torii donnent au jeu une identité visuelle forte. La ou Dixit repose principalement sur l’interprétation libre des images et des associations d’idées, Haiku ajoute une contrainte de forme qui modifie la manière de chercher et de construire son indice.
Autre différence importante : tous les joueurs composent leur haïku simultanément. Il n’y a donc pas de véritable temps mort. Chacun est actif pendant la phase de création, contrairement à Dixit, ou seul le conteur prépare son indice pendant que les autres attendent.