Shadows – Amsterdam et One Key sont deux prototypes basés sur le principe de l’associations d’idées.
Shadows – Amsterdam
Dans Shadows – Amsterdam deux agences de détectives s’affrontent pour tenter de résoudre un mystère. Le plateau, modulable, est composé de cases représentant des scènes à la Dixit.

Chaque équipe est composée d’un opérateur et d’agents de terrains. Un peu comme dans Codenames, l’opérateur voit le terrain et les différentes zones à atteindre. Il a aussi l’emplacement des agents de police.

Tout le monde joue en même temps. L’opérateur choisit une carte parmi un set de cartes disponible et visible par tous, la donne à ses agents et la remplace immédiatement par la première de la pioche. Les autres joueurs de son équipe doivent trouver à quel emplacement cette carte fait référence et y déplacer leur pion. Si l’opérateur donne une seule carte, la zone à atteindre est forcément à une case de distance. Si l’opérateur donne 2 cartes, la zone est à 2 cases.

Le but du jeu est de passer par certaines cases pour y placer un drapeau. Ces cases peuvent être communes ou non (mais si la case est commune et qu’une équipe y pose un drapeau, l’autre n’a plus le droit de le faire).
Lorsqu’une équipe a 3 drapeaux sur le terrain (les drapeaux représentent des indices), elle doit atteindre une case de sortie pour terminer la partie.
Certaines cases sont dangereuses et donnent un jeton croix à l’équipe qui passe dessus. Si elle accumule 3 croix, elle perd immédiatement.

J’aime beaucoup Dixit et Mysterium, autant dire que jouer à d’autres jeux d’associations d’idée me plait beaucoup ! Je trouve que Shadows – Amsterdam s’inscrit dans cette mécanique sans pour autant faire doublon avec les autres jeux. Les équipes et le fait que tout le monde joue en même temps crée une ambiance particulière. Il faut non seulement faire preuve de déduction, mais aussi se dépêcher ! Sans aller trop vite non plus pour ne pas faire trop d’erreurs et croiser trop de policiers.
Le jeu devrait sortir début 2019.
One Key
One Key est un jeu asymétrique coopératif. L’un des joueurs doit faire deviner l’un des objets présent sur la table aux autres joueurs. Pour ça, il dispose d’un paravent et d’une sorte de piste permettant de donner des indices sur le degré de ressemblance d’un objet par rapport à celui qui est recherché.

Il choisit 3 objets qu’il place sur cette piste et associe un jeton (qu’il place face cachée) à chaque objet.
- Vert : très forte ressemblance
- Jaune : ressemblance moyenne
- Rouge : très faible ressemblance
Il retourne ensuite sa piste pour la présenter aux joueurs. Ces derniers doivent choisir l’un des objets. Le « maître du jeu » retourne le jeton et les joueurs le placent sur la zone correspondant à sa couleur.

Ils doivent ensuite éliminer 1 à 5 objets de la table suivant le tour. La partie est perdue si les joueurs éliminent l’objet à trouver.
Ils ont aussi 2 jetons bonus. Si ils en défaussent un, ils peuvent sélectionner deux objets au lieu d’un.
Contrairement à Shadows, je trouve que One Key a du mal à se détacher des autres jeux d’associations d’idée. J’aime beaucoup la mécanique de ressemblance, mais j’ai l’impression de retrouver les mêmes sensations qu’une partie de Mysterium. Je trouve aussi qu’on a été simplistes dans nos associations (sable, nourriture, jeu) et que les cartes sont presque trop figuratives pour permettre d’aller plus loin et de laisser l’imagination vagabonder.

D’un autre côté, le jeu ne s’adresse probablement pas au même public que Mysterium. Il semble plus familial et plus simple d’accès. Il dure une 30ène de minutes et demande moins de joueurs pour apprécier une partie. J’y ai joué à 6, mais je pense qu’il doit être intéressant à partir de 3.
Il devrait sortir pour Essen 2018.