Sherlock 13
Sherlock 13 est un jeu de Hope S. Hwang, illustré par Vincent Dutrait. Il est sorti en 2013 sous le nom de « Holmes 13 » (en version anglaise/coréenne), et a pris le nom de « Sherlock 13 » lors de sa réédition en 2016/2017. En France, il est édité par Letheia.
Sherlock 13 est un jeu minimaliste de déduction pour 2 à 4 joueurs (15 minutes environ).

Les joueurs sont en compétition pour deviner qui est le tueur parmi les 13 personnages issus de l’univers Holmesien. Chaque personnage est associé à une série de symboles. Par exemple, Sherlock a une pipe, une ampoule et un poing. Au début de la partie, les cartes sont mélangées face cachée et l’une d’elle est écartée : il s’agit du coupable. Les autres cartes sont distribuées aux joueurs.
Le but est donc de trouver quel est le coupable en se basant sur les symboles. Si il y a 5 symboles ampoules et qu’en réunissant des informations, les joueurs n’en trouvent que 4, alors le coupable a forcément ce symbole. Il suffit ensuite d’éliminer les personnages qui n’en ont pas et de continuer à enquêter.
Les 13 personnages sont issus des romans et nouvelles :
- Sebastian Moran
- Irène Adler
- Inspecteur Lestrade
- Inspecteur Gregson
- Inspecteur Baynes
- Inspecteur Bradstreet
- Inspecteur Hopkins
- Sherlock Holmes
- John Watson
- Mycroft Holmes
- Mrs Hudson
- Mary Morstan
- James Moriarty
Dans Sherlock 13, Sherlock Holmes est un suspect comme un autre. Il peut être le coupable (tout comme Watson, Lestrade, etc.), ce qui parait peu cohérent. On ne s’intéresse ni à son caractère, ni à son métier. En fait, on ne s’intéresse pas réellement au personnage : il n’est qu’une série de symboles. Le thème est totalement plaqué et aurait pu être n’importe quoi. L’univers de Sherlock Holmes a probablement été choisi par rapport à la mécanique de déduction du jeu.

Pour ce qui est du personnage lui même, il est représenté en costume de tweed quadrillé, avec un chapeau à bords (deerstalker), et une loupe. Il est de profil, et semble chercher un indice. Sherlock Holmes ne s’habille pas réellement de cette manière, mais c’est ainsi qu’il est représenté dans l’imaginaire populaire.
Les indices qui lui sont associé correspondent au personnage : loupe pour la recherche d’indices, ampoule pour la notion d’idée et de déduction, et poing en référence à la boxe.
Les costumes et le peu de décors représentés semblent bien situer l’action à l’époque victorienne.
Mr Jack / Mr Jack Pocket
Mr. Jack est un jeu de Bruno Cathala et Ludovic Maublanc sorti en 2006 chez Hurrican. Il est illustré par Pierô. Mr. Jack à New York est une version de Mr. Jack avec une carte différente et quelques variantes de règles. Il est sorti en 2009 chez Hurrican.
Mr. Jack Pocket est une version plus petite de Mr. Jack. Le principe reste le même, mais les règles changent totalement. Les auteurs sont toujours Bruno Cathala et Ludovic Maublanc, mais il est illustré par Jean-Marie Minguez. Il est sorti en 2010 chez Hurrican.
Ce sont tous des jeux de déduction et de bluff pour 2 joueurs.
Mr. Jack
Dans Mr. Jack, l’un des joueurs incarne Jack l’Éventreur et l’autre un détective chargé de l’arrêter. Jack se fait passer pour un enquêteur, mais impossible de savoir lequel ! Comme il tente de quitter Londres, il suffit d’observer le comportement de tous les suspects…

Le jeu joue sur l’ombre et la lumière : certaines cases du plateau sont éclairées et d’autres non.
Au début de la partie, Jack pioche une carte qui lui indique derrière quel personnage il se cache. L’enquêteur et lui déplacent un certain nombre de personnages sur le plateau. Puis Jack annonce si il est visible (par un autre personnage ou dans la lumière) ou invisible. L’enquêteur en déduit quel personnage il n’est pas et retourne les cartes correspondantes.
Le but de Jack est de s’enfuir ou de ne pas être trouvé avant la fin du 8ème tour.

Sherlock Holmes n’est pas le héros de l’histoire, mais l’un des suspects. Il se déplace d’1 à 3 cases et permet de voir le premier innocent de la pioche et de placer la carte devant lui.
Il est plutôt grand et maigre. Il porte une chemise blanche, un gilet, et une veste queue de pie brune. Son pantalon est brun foncé. Il a aussi un deerstalker sur la tête et un parapluie à la main. Ses cheveux sont noirs et courts. Il a des favoris et d’épais sourcils. Son visage est allongé et ses yeux mi-clos. Il est tourné vers la droite et regarde vers la gauche. Il semble pensif. Peut être est-il en train de faire des déduction ou d’observer les différents suspects.
L’action est datée grâce au personnage de Jack l’Éventreur : elle se situe en 1888.
Sherlock Holmes n’est pas présent dans Mr. Jack : New York.
Mr. Jack Pocket
Mr. Jack Pocket se déroule au même moment que Mr. Jack. Le plateau est modulable. Il est composé de 9 tuiles représentant des rues et l’un des suspects. Il n’est plus question de lumière et d’ombre, mais de ligne de vue.

L’un des joueurs est Jack l’Éventreur. Il pioche un personnage qui lui indique ou il est. Son but est de ne pas se faire repérer. L’autre joueur joue les enquêteurs et doit l’arrêter. Il est représenté sur le plateau par Sherlock Holmes, Watson, et le chien Toby. Ces jetons se placent autour des tuiles et peuvent être contrôlés par tout le monde.
Les actions se font grâce à des jetons. Ces jetons permettent de déplacer un enquêteur, de tourner une tuile, de piocher un innocent, etc. À la fin du tour, Jack doit dire si il est visible ou non. L’enquêteur retourne les tuiles en fonction pour éliminer des suspects.
Toby n’est pas une invention du jeu : le chien existe bien dans les livres de Conan Doyle. Il s’agit du chien utilisé par Sherlock Holmes dans « Le signe des quatre ». Watson le décrit comme étant laid, avec de longs poils et des longues oreilles. Il serait brun et blanc, à moitié Épagneul et à moitié Lurcher.
Dans Mr. jack Pocket, Toby ressemble à un Bulldog.

Sherlock Holmes porte un long manteau brun et un deerstalker. Il a des cheveux noirs et courts, des favoris et un visage allongé. Il fume une pipe. Sur le jeton qui le représente, il semble observer quelque chose avec un air concentré. Sur la boîte du jeu, il a la même attitude, mais ses yeux sont légèrement plissés.
Beyond Baker Street
Beyond Baker Street est un jeu de Robin Lees et Steve Mackenzie sorti en 2016. Il est illustré par Marie-Elaine Bérubé et Atha Kanaani. Il est édité par Filosofia / Z-Man.
Il s’agit d’un jeu coopératif de déduction pour 2 à 4 joueurs (20 minutes environ).

Sherlock Holmes est sur les traces d’un criminel qui s’est enfuis. Les joueurs sont sur la même affaire, mais tentent de la résoudre avant le détective.
Les règles de Beyond Baker Street ressemblent à celles d’Hanabi : les cartes des joueurs sont tournées vers les autres. Ils voient donc seulement le dos de leurs propres cartes et ne savent pas quelle carte correspond à quoi. Le but est de placer un certain nombre de cartes avec le même symbole les unes sous les autres (3 tas : suspect, mobile, occasion) avant que le jeton représentant Holmes n’arrive au bout de la piste.
Le jeu a plusieurs niveaux de difficulté. Les joueurs peuvent incarner un personnage et bénéficier de son pouvoir. 6 enquêtes sont proposées. Elles modifient les conditions de victoire.
Le plateau représente un bureau avec plusieurs documents étalés dessus : carte de Londres, photos, carnets, feuilles. Les photos sont reliées les unes aux autres par des fils.
Les cartes reprennent des personnages plus ou moins connus de l’oeuvre de Conan Doyle, comme le chroniqueur mondain Langdale Pike ou l’inspecteur Martin de la nouvelle « Les Hommes dansants ».

Il y a aussi des cartes pour le docteur Watson, Mycroft Holmes ou Moriarty, mais aucune ne me semble représenter Sherlock Holmes. La seule vision que nous avons de lui est le pion en bois de la piste de fin de partie. Son buste est présenté de profil et il porte un chapeau à bords (deerstalker).
Les BD dont vous êtes le héros Sherlock
Les BD dont vous êtes le héros reprennent le principe des livres dont vous êtes le héros. La première BD dont vous êtes le héros sur Sherlock Holmes est sortie en octobre 2013. Il en existe 4 aujourd’hui (la liste est disponible sur le site de Makaka)
Ces livres nous proposent de résoudre plusieurs enquêtes grâce à l’observation. Les joueurs naviguent de case en case, parlent aux suspects et tentent d’en déduire le coupable.

Sherlock Holmes et le défi d’Irène Adler
Le style est caricatural, que ce soit au niveau de l’écriture ou de l’illustration. Sherlock Holmes est représenté avec un corps fin et une grosse tête. Ses cheveux sont noirs et courts. Il a le front dégarnis et un gros menton. Ses sourcils sont épais, ses yeux bleus un peu globuleux. Il s’habille généralement avec une chemise blanche, un gilet sans manche et un pantalon gris. À l’extérieur, il porte un long manteau et un chapeau haut de forme.
Il a un visage très expressif et manifeste tour à tour surprise, colère, joie et même tristesse. Il peut se montrer cassant avec Watson, mais tient à lui. Il reconnait les capacités d’Irène Adler et lui fait même des compliments. Il peut se montrer un peu prétentieux lorsqu’il explique la solution d’une enquête.

Sherlock & Moriarty associés
Sherlock Holmes & Moriarty associés a un trait plus sombre et des personnages plus anguleux. Le physique de Sherlock Holmes est globalement le même, mais son caractère est légèrement différent. Au début de l’aventure, il se montre moqueur avec Watson. Il le présente tout de même comme son « meilleur homme ». Il a une longueur d’avance sur Watson/Lestrade et le fait bien sentir.
Pour en savoir plus sur les BD dont vous êtes le héros Sherlock Holmes :
(Ces articles datent de 2014/2015)