Wall Street, in money we trust est un jeu de combinaison dans lequel les joueurs incarnent de jeunes industriels. Avec 50 millions de dollars et quelques entreprises en poche, ils n’ont qu’un but : s’enrichir le plus vite possible.

2-6 joueurs · 60 min
18 juin 2017 · Lecture : 10 min
Wall Street, in money we trust est un jeu de combinaison dans lequel les joueurs incarnent de jeunes industriels. Avec 50 millions de dollars et quelques entreprises en poche, ils n’ont qu’un but : s’enrichir le plus vite possible.

Publishroom est une maison d’auto-édition créée en 2010. Elle est spécialisée dans l’édition de livres papiers et numériques. Wall Street est leur premier jeu de société. Il s’agit d’un projet interne imaginé par Sabrina Grimaldi, la fondatrice de Publishroom.
Les règles ont été écrites par Adrien Georges.
Anaelle Alvarez Novoa et Claire Abrieux se sont occupées des textes des cartes.
Les graphismes et le design du jeu sont l’œuvre de Quentin Lathière et Nicolas Faucheron.
Wall Street, in money we trust est le premier jeu de société de Publishroom, mais ce n’est pas son premier financement participatif (il s’agit de son 9ème projet sur Ulule).
Ce projet a plusieurs avantages par rapport aux autres kickstarter :
Les contreparties sont, entre autre :
WallStreet est un jeu pour 2 à 6 joueurs composé de 128 cartes, 5 types de billets (de 1 million à 100 millions de dollars), 12 jetons « action » et de 5 dés « bourse ».
Une version experte est disponible et comprend 18 meeple (3 de chaque couleur).
Les entreprises sont représentées par 4 paquets de 32 cartes numérotés de 1 à 4 sur leur verso.

Les cartes entreprise de Wall Street
Au recto, chaque carte porte un numéro (de 0 à 7), ainsi qu’un effet de trust. Sa couleur et son symbole définissent son secteur d’activité :
Chaque couleur est présente en 16 exemplaires.
Certaines cartes ont deux couleurs, comme Loutouloutou (jaune et noir). Les cartes bicolores ne sont présentes qu’à partir du paquet 2 et valent plus cher à l’achat. Chaque combinaison de 2 couleurs est en 4 exemplaires.
D’autres n’ont aucune couleur et portent plusieurs numéros : il s’agit de jokers.
Le prix de l’entreprise est notée en bas de celle-ci et va de 1 million à 250 millions de dollars.
La répartition des cartes est différente suivant les paquets :
| 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | Joker | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Paquet 1 | 10 | 10 | 5 | 5 | / | / | / | / | 2 (0-1-2-3) |
| Paquet 2 | 5 | 5 | 10 | 5 | 5 | / | / | / | 2 (0-1-2-3-4) |
| Paquet 3 | / | / | / | 5 | 10 | 10 | 5 | / | 2 (3-4-5-6) |
| Paquet 4 | / | / | / | / | / | 5 | 10 | 15 | 2 (5-6-7) |
Il existe 1 dé par couleur et chaque face possède une valeur positive, négative ou neutre. Ces valeurs ne sont pas les mêmes suivant le dé :

Les dés bourse
Le vert est le moins risqué, mais il ne peut pas rapporter gros.
A l’inverse, le rouge et le bleu vont jusqu’à +4/+6 et sont très intéressants si on ne tient pas compte des faces négatives (2 sur le rouge, 3 sur le noir). Le dé jaune semble être le moins rentable avec 50% de chance d’avoir du positif et un gain de +3 maximum.
Les cartes « à la une » représentent des évènements qui modifient le tour de jeu. Ces évènements peuvent être immédiats (défausse de cartes, actions interdites, etc) ou influencer les dés.

Les cartes « à la une »
Lorsqu’ils influencent les dés, ils définissent la valeur d’une ou deux couleurs pour le tour en cours. Par exemple, la carte « Ballon rond » annonce que le dé jaune vaut +1.
Le jaune peut rapporter gros (+4 sur 2 cartes) et il n’a que 3 valeurs négatives au total. Par contre, ses valeurs négatives vont de -2 à -3.
Le noir semble être le plus risqué : un gain maximum de +3 (sur deux cartes) et 4 valeurs négatives qui vont jusqu’à -3.
Les cartes « objectif » représentent différents objectifs à atteindre. Chaque joueur en a un certain nombre. Les objectifs sont divisés en trois paquets (de 1 à 3 étoiles). Leur difficulté varie suivant le nombre d’étoiles.

Quelques objectifs
Les objectifs peuvent orienter le jeu des joueurs : construire un trust de telle couleur, tant de conglomérats, de telle valeur, etc.
Lorsqu’un objectif est réalisé, le joueur bénéficie d’un bonus.
Au début de la partie, les joueurs reçoivent 1 carte « entreprise » de chaque paquet. Le reste des cartes est mélangé par paquet et empilé : le 4 en dessous, puis le 3, le 2 et enfin le 1.
Les 5 premières cartes sont posées au centre de la table face visible.
Les cartes objectifs dépendent du nombre de joueurs : pour une partie à 3 joueurs, par exemple, il faut en distribuer 3 à chacun : 1 de niveau 1, 1 de niveau 2 et 1 de niveau 3.
Tout le monde commence avec 50 000 dollars.
Un tour de jeu se passe toujours de la même manière :
Les actions que les joueurs peuvent faire sont :
Le joueur peut acheter :
Lorsqu’il pose des cartes devant lui, un joueur peut créer un trust ou un conglomérat.
Trust : des cartes de même couleurs qui se suivent. Elles doivent obligatoirement partir de 0 et monter par 1 ensuite. Par exemple : 0, 1, 2, 3 en rouge. Il est possible de poser des jokers pour remplacer des valeurs et de changer de couleur après une carte bicolore.
Conglomérat : des cartes de même valeur et de couleurs différentes (par exemple, des 3).
Une nouvelle structure doit obligatoirement être composée de 2 cartes minimum, mais il est aussi possible de rajouter/enlever des cartes à un trust ou un conglomérat existant.
Une restructuration consiste à modifier les cartes posées. Il n’est pas possible d’ajouter de cartes lors de cette action.
Le joueur qui dissout une structure reprend les cartes qui la composaient en main.
La structure est mise aux enchères parmi les autres joueurs. La mise à prix est différente suivant la structure :
Si un joueur ne parvient pas à vendre, il gagne tout de même le prix de départ et les cartes sont défaussées.
Une carte « assurance » vaut toujours 10 000 dollars. L’utiliser ne coûte pas d’action et peut servir :
Un jeton vert compte comme 1 action supplémentaire lorsqu’il est défaussé.
Lors de la phase de gains/pertes, le calcul est différent suivant le type d’entreprise :
La partie se termine si l’une des conditions est remplies :
Si un joueur a 1 milliards de dollars, il gagne immédiatement.
Sinon, chacun calcule son score :
Le joueur qui possède le plus de points remporte la partie.
Publishroom m’a envoyé un exemplaire du prototype de Wall Street et j’ai fait quelques parties.

Le pion Premier Joueur
Attention si vous pensez plonger dans l’ambiance du monde de la finance et de ses coups bas : le jeu est abstrait. Il s’agit de collecter des cartes et de les combiner en colonne ou en ligne pour maximiser les gains. Vous n’aurez jamais l’impression d’acheter des entreprises, mais plus d’acheter la carte rouge « 2 » parce que ça vous arrange pour votre collection de « 2 ».
A côté de ça, nous avons pris un grand plaisir à lire à haute voix les textes d’ambiance et les noms des entreprises. Les graphismes ajoutent aussi beaucoup à l’ambiance et à l’humour.
Au début du jeu, tout le monde commence avec 50 000 dollars. Ca peut sembler beaucoup, mais ce n’est pas le cas. Les premiers tours sont difficiles : peu d’argent, des cartes moyennement intéressantes sur la table.
On parvient finalement à poser un petit trust à 2 ou 3 cartes et un ou deux conglomérats, puis tout s’emballe : l’argent commence à arriver. On se prend au jeu, on construit plus de trust pour gagner plus, les premières grosses pertes viennent et on commence achète des assurances pour ne pas tomber en faillite, etc.

L’argent coule à flots !
Le jeu monte vraiment en puissance au cours de la partie.
L’interaction est présente, mais dépend des joueurs : si les assurances ne sont achetées que pour leur pouvoir de protection, alors tout le monde jouera dans son coin.
Lors de nos parties, nous n’avons pas beaucoup vendu aux autres si ce n’est la carte du paquet 4 reçue au début de la partie.
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