Risk Legacy, sorti en 2011, est le premier jeu de la licence legacy. Le plateau n’est plus figé d’une partie à l’autre, il évolue suivant joueurs et les combats qu’ils y font. Des cartes sont déchirées, des autocollants collés, etc.
Ce principe marche bien avec un jeu d’affrontement : les joueurs façonnent le monde suivant leur victoires militaires, contrôlant tel ou tel territoire, possédant telle ou telle ressource. Mais qu’en est-il d’un jeu coopératif ?
Hé bien … ça m’a l’air pas mal du tout !
Pandemic legacy propose aux joueurs de tenter de garder le monde en un seul morceau pendant un an. Une partie gagnée permet de passer au mois suivant. Une partie perdue nous fait rester sur le mois en cours (tout en gardant les modifications déjà effectuées). Si elle est de nouveau perdu, tant pis, on passe quand même au mois suivant. Le jeu offre donc 12 à 24 parties possibles, ce qui est déjà beaucoup.
Les cartes évènement du paquet joueur permettent de moduler la difficulté : à la première partie, on en choisit quatre. Une victoire baisse de deux ce nombre et une défaite l’augmente de deux. Il n’est pas possible de passer en dessous de zero. Le nombre d’évènements durant les parties va ainsi fluctuer.
Les règles sont celles d’un Pandémie classique … du moins au début. De nombreux encarts sur le livret montent la présence de futurs autocollants. J’en ai compté 25 ! Une page est même complètement vierge et propose 6 emplacements.

Plusieurs cartons regroupés sous le nom de « dossiers top secret » possèdent des petites portes à l’image d’un calendrier de l’avent. Certaines comportent des chiffres, d’autres des lettres. Étrange ! Mais ce n’est pas tout : la boîte de jeu est en partie occupée par 8 boîtes mystérieuses. La 8ème semble particulièrement redoutable, puisque la règle nous précise de coller un autocollant dessus (« ouvez le compartiment 8 si vous perdez 4 parties d’affilée »).

Une planche d’autocollants permet de faire évoluer le plateau et les personnages. A la fin d’une partie, les joueurs doivent ainsi choisir deux améliorations (stations de recherche de départ, évènements supplémentaires, améliorations de personnages, mutations positives). Pour ma part, j’ai pris une station de recherche et une amélioration qui permet de traiter une maladie dans une ville reliée.

La partie basse de la planche d’autocollants est moins agréable : si une éclosion a lieu dans une ville, elle gagne un petit carré « ville instable ». Si elle est de nouveau victime d’une éclosion, elle passe en émeute, puis en déclin … et finalement en ruine. Si un personnage se trouve dans une ville pendant une éclosion, il récolte une cicatrice (limite de cartes en main réduite, défausse de cartes sous certaines conditions, etc). Si il n’a plus de place sur sa fiche pour en recevoir, il meurt et son personnage est déchiré. A la place, le joueur récolte des civils jusqu’à la fin de la partie.
Le jeu ne proposant que cinq personnages, il va falloir être prudent.

Le paquet de cartes legacy apporte des évènements inattendus et indique les conditions de victoire. Il ne faut donc plus trouver le remède aux quatre maladies, mais résoudre un ou plusieurs objectifs. Les cartes sont recto-verso (ne vous faites pas avoir !) et possèdent des textes qui permettent de se plonger dans l’ambiance.
Les pions ne sont plus en bois, mais en plastique. Autant je trouve que c’est plutôt joli sur les marqueurs, autant je n’aime pas ça sur les stations et les pions.
