Luxor
Dans Luxor, les joueurs incarnent des explorateurs à la recherche du tombeau du pharaon. Ils progressent sur une piste jusqu’au centre de la pyramide.

Le jeu
Pour avancer, les joueurs utilisent des cartes. Ils ne peuvent jouer que la carte la plus à droite ou la plus à gauche et n’ont pas le droit d’en changer l’ordre. Lorsqu’ils jouent une carte, ils la défaussent, puis en piochent une nouvelle qu’ils placent au centre de leur main.

Si ils s’arrêtent sur une case et qu’ils ont le nombre de personnage requis (d’une même couleur), ils prennent le jeton et le placent devant eux. Pour certaines cases, un nouveau jeton le remplace et offre des bonus aux personnages qui s’y arrêtent.
Pour entrer au centre de la pyramide, il faut une clef. Le premier joueur qui y parvient gagne le sarcophage à 5 points. Le second joueur prend celui à 3 points. La partie se termine immédiatement.
Les points se calculent par collection : plus le joueur accumule de sets de 3 objets ou de 2 parchemins, plus il gagne de points.
Mon avis
J’ai beaucoup aimé ma partie de Luxor !
À l’explication des règles, j’avais l’impression qu’il s’agissait d’un simple jeu de course, mais les premiers tours m’ont vite détrompé. Il faut savoir doser la vitesse à laquelle les personnages vont : si ils sont trop lents, ils n’y aura plus de tuile à récupérer et si ils sont trop rapides, le joueur n’aura probablement pas assez de points de victoire en fin de partie.

Il est important de bien gérer le nombre de personnages à avancer : faut-il en laisser en arrière ? Est-ce intéressant de prendre les tuiles à 3 personnages ou vaut-il mieux viser celles qui n’en demandent qu’un ?
Sans oublier de bien positionner les personnages sur des cases donnant des points de victoire en fin de partie.
Autre point intéressant : il n’est possible (sauf carte particulière) que d’avancer. Renoncer à une tuile pour continuer peut donc être une décision difficile.
Crime Hôtel
Crime Hôtel est un jeu de pli et de déduction compétitif.

Petite précision : nous avons joué à Crime Hôtel à 3 joueurs. La répartition des cartes se fait donc pour ce nombre de participants.
Le jeu
Chaque joueur reçoit 8 cartes. Sur les 3 cartes restantes, 2 sont posées face visible sur la fenêtre correspondant à leur numéro. La dernière est placée face cachée sous le tapis. Il s’agit du tueur.
Le but du jeu est de deviner ou le tueur se cache.
Le premier joueur (avec la voiture de police) pose une carte devant lui. Les autres doivent faire de même avec une carte du même étage : blanc, gris clair, ou gris foncé. Ils placent ensuite leur pion sur le plateau suivant l’ordre des numéros : le plus grand prend la première place, celui qui suit la seconde et le dernier la troisième. Les cartes sont placées sur les fenêtres.

Le premier et le dernier joueurs doivent placer leur pion sur le tapis de jeu. Ils le mettent sur un emplacement : ligne, colonne ou directement sur une fenêtre. Cet emplacement correspond à l’endroit ou ils pensent que le tueur se cache.

Le second joueur place son pion directement sur le plateau et bénéficie d’un effet spécial :
- Il peut déplacer un pion déjà placé
- Il peut échanger des cartes avec l’un de ses adversaires
- Il peut voir des cartes d’un autre joueur
- Il peut à présent placer ses pions sur les mêmes cases que d’autres joueurs
- Il gagne plus de points de victoire en cas de réussite
La manche se termine lorsqu’il ne reste plus de pion à placer. La carte du meurtrier est dévoilée et les joueurs gagnent des points si ils ont bien deviné.
Le joueur qui a le plus de points à la fin de la 3ème manche gagne la partie.
Mon avis
Crime Hôtel réussit parfaitement à marier jeu de pli et jeu de déduction !
Suivant les cartes en main, le moment de la partie et les informations détenues, il faut savoir gagner ou perdre des plis. Etre second n’est pas évident, mais cette position est très avantageuse : les pouvoirs peuvent complètement retourner le jeu. Rester premier ou dernier permet de placer des pions, mais ne donne aucune information sur le meurtrier.

Comme souvent dans les jeux de déduction, il ne faut pas seulement regarder les cartes, mais aussi les autres joueurs : si ils évitent une ligne ou une colonne, si ils hésitent, si ils se précipitent… toute information est bonne à prendre pour tenter de deviner quelle carte a été mise de côté.
FuBi
FuBi est un jeu de football en bois pour 2 joueurs.
Le jeu
Les joueurs déplacent le ballon grâce à une sorte de spatule en bois. Ils donnent un coup dedans et regardent la dernière couleur touchée. Son joueur prend alors la main et peut donner un coup dans la balle.

Si aucun personnage n’a été percuté par le ballon, la main passe au joueur adverse.
Le but est de marquer 10 buts.
Personne ne nous a expliqué les règles du jeu, mais il a suffit d’un coup d’oeil aux autres joueurs pour les comprendre. La majeur partie des gens qui ont joué à FuBi en même temps que nous n’ont d’ailleurs pas appris les règles grâce à l’animateur. Elle s’est simplement transmise d’un groupe à un autre par l’observation et parfois quelques questions.
Mon avis
Ce n’est pas si facile de calculer son coup pour toucher ses propres personnages. Il faut aussi doser sa force pour ne pas faire sortir la balle du terrain. Bon, de mon côté, après 3 buts brillamment placés… je me suis faite complètement atomiser.

Nous n’avons pas fait de match retour.
Kaboom
Kaboom est un jeu actuellement sur kickstarter. Nous jouons le rôles d’aliens qui tentent de sauver les dinosaures. Une tâche difficile et ces braves petites bêtes vont succomber les unes après les autres !

Le jeu
Kaboom est un jeu compétitif qui se joue en 3 manches. Au début de chaque manche, les joueurs piochent 3 cartes : ces cartes constituent leur main de départ. Si ils tombent sur une météorite, ils la replacent dans le paquet et piochent une nouvelle carte.

Les actions
À leur tour, le joueur actif doit faire 2 actions parmi 3 disponibles :
- Placer un dinosaure devant lui (une seule fois par tour). Il existe 5 dinosaures différents, mais il est possible d’avoir plusieurs fois le même.
- Jouer une carte :
- Un laser cible un dinosaure adverse : le laser vert le blesse (sa carte est pilotée de 90°), le bleu le tue (la carte est défaussée) et le dernier le vole (le joueur prend le dinosaure et le place devant lui).
- Une trousse de soin soigne tous les dinosaures du joueur si elle est utilisée en tant qu’action. Elle peut aussi être utilisée gratuitement pour soigner un seul dinosaure.
- D’autres cartes permettent de voir ou d’échanger des cartes avec un adversaire.
- Piocher. Un joueur ne peut pas avoir plus de 3 cartes en main à la fin de son tour. Si il pioche une carte météorite, son effet s’applique. Il peut ensuite piocher un carte normalement.
Carte météorite
La carte météorite affecte le joueur qui la pioche, son voisin de droite et son voisin de gauche. Les joueurs lancent un dé par dinosaure :
- Un impact signifie que le dinosaure est blessé. Si un dinosaure blessé fait ce résultat, il meurt.
- Un kaboom (gros impact !) tue immédiatement le dinosaure.
L’une des cartes permet de renvoyer la météorite sur un adversaire.
Les dinosaures
Chaque dinosaure a un pouvoir particulier :
- Le Raptor permet de placer un autre dinosaure en tant que 2ème action (uniquement pendant le tour ou il est joué).
- Le Diplodocus est insensible aux lasers.
- Les Tricératops rapportent des points supplémentaires en fin de partie.
- Le T-Rex peut blesser un dinosaure pour se soigner.
- Le Ptérodactyle évite les faces impact du dé (mais pas la face kaboom) lors d’une météorite.
Fin de partie
Le jeu s’arrête lorsque la carte Kaboom est piochée. À 4 joueurs, elle se situe aléatoirement parmi les 10 dernière cartes. À 3 joueurs, elle est dans la seconde moitié du paquet.
Les joueurs gagnent des points suivant les dinosaures différents qu’ils possèdent. Ils peuvent aussi gagner des points additionnels.
Mon avis
Kaboom est un jeu rapide et simple à comprendre. Les joueurs passent la partie à se faire des coups bas en blessant, tuant et volant les dinosaures adverses. Le hasard est bien évidemment présent, mais le jeu ne se prend pas au sérieux et les points n’ont finalement pas tant d’importance.
Très sympa !
Courier
Courier est un jeu de déplacement qui s’inspire du Morpion et du jeu Labyrinthe.

Le jeu
Le but du jeu est de totaliser 3 jetons smiley. Un jeton smiley s’obtient lorsqu’un joueur aligne 3 cubes de sa couleur sur une même ligne, colonne, ou diagonale.
À son tour, le joueur actif place un cube sur la tuile non-utilisée et la pousse pour l’insérer dans la zone de jeu. Il ne peut placer sa tuile que dans une ligne ou une colonne sur laquelle son personnage se trouve. Il peut, si il le souhaite, déplacer son personnage d’une case avant de placer la tuile.

Si un personnage se trouve sur la tuile sortante, il y reste jusqu’à ce qu’il réintègre la zone de jeu. Les cubes retournent à leurs joueurs respectifs.
Mon avis
Je trouve que Courier manque d’un petit quelque chose : il donne l’impression d’avoir simplement collé deux concepts sans rien n’apporter de plus.

Il n’y a aucun hasard, tout dépend des joueurs. Pour gagner, il faut réfléchir au placement de ses cubes et aux éventuelles ripostes de son adversaire. Il est possible de rester bloqué un moment : un cube placé de haut en bas, puis enlevé de bas en haut, etc.

Nous y avons joué à 3, puis à 2. L’affrontement en 1 contre 1 me semble être la meilleure configuration. À 3 ou 4, le terrain devient vite très chaotique.
Gunkimono
Gunkimono est un jeu de domino et de contrôle de territoire.

Le jeu
Les actions
Les joueurs ont 3 dominos en main. À leur tour, ils en placent un en respectant les règles suivantes :
- Le domino ne doit pas être en pente
- Aucune couleur ne doit correspondre aux cases sur lequel le domino est posé
Ils gagnent ensuite des points. Pour chaque côté, ils peuvent choisir :
- De gagner autant de points que de cases composants le territoire de la même couleur
- De faire monter leurs pions sur la piste de droite. Seuls le ou les symboles du côté du domino sont comptabilisés.
Les joueurs piochent ensuite un domino face cachée ou prennent l’un des dominos visible pour compléter leur main à 3.

La piste
La piste permet de gagner des points de victoire pour les pions qui arrivent au bout. Lorsqu’un joueur parvient en haut d’une couleur, il prend la première tuile et la place devant lui.

Si tous les pions d’un joueur sont au moins sur la première case de chaque colonne, le joueur gagne une maison qu’il peut placer sur un territoire. Il gagne ensuite les points correspondant, comme si il avait placé un domino.

Les autres joueurs ne peuvent à présent plus gagner de point pour ce territoire.
Il est possible de récupérer une nouvelle maison si tous les pions atteignent au moins la 3ème case.
Mon avis
J’ai trouvé ce jeu de stratégie abstrait à base de domino très intéressant.

Il ne suffit pas de créer le plus grand territoire, mais aussi de gérer la piste pour gagner des points de victoire et placer des maisons. Une fois qu’une maison adverse est posée, il faut impérativement réduire son territoire pour éviter que son joueur ne gagne trop de points.
Arkeis
Arkeis est un jeu d’exploration narratif. Les joueurs doivent entrer et sortir vivants d’une pyramide. Jusque la… aucun problème, non ? Il suffit de repasser la porte pour être dehors. Oui mais quelle porte ? Petit spoil : avant de sortir, il faudra visiter la pyramide et affronter de nombreux dangers.

Le jeu est actuellement à l’état de prototype. Il fonctionne à 4 joueurs, mais n’est pas encore équilibré pour 2. Comme nous étions 2, nous avons chacun joué 2 personnages.
Le jeu
Le donjon est créé à partir de boîtes placées les unes à côté des autres suivant un plan défini par le scénario. Il est accompagné d’une fiche de mission.
Cette fiche est recto-verso :
- Au recto, des cases à cocher pour débloquer des cartes en jeu (verticalement) et des points de victoire/de l’or en fin de partie (horizontalement). Ces cases correspondent au résultats de dés blancs. Les cartes indiquent à quel moment les lancer.
- Au verso, des conditions pour gagner des points de victoire supplémentaires : finir avec au moins 5 objets sur un personnage, tuer tous les monstres, etc.
En accumulant un certain nombre de points, il était possible de gagner des goodies !
Les actions
À son tour, le joueur peut faire 2 actions parmi 4. Sur ces 4 actions, 3 sont communes et 1 est spécifique au personnage joué.

Les actions spécifiques sont :
- Rhiat Chabti peut soigner 1 blessures
- Frank Gaspard peut attirer tous les monstres sur sa case
- Rebecca Clark peut demander à un personnage d’effectuer l’une de ses actions
- Eleonore Mansard peut cocher une case de la fiche contre 1 jeton malédiction
Les actions communes sont :
- Se déplacer d’une zone à une autre
- Explorer
- Combattre
Elles sont représentées sur la carte du personnage : exploration et action spécifique à gauche, mouvement et combat à droite. Une carte peut être placée à côté de chacune si la couleur correspond. Les objets éxédentaires sont placées dans une boîte.
Explorer
Le joueur peut explorer lorsqu’il y a des jetons sur sa zone ou qu’une porte fermée lui fait face. Il prend le jeton et cherche la carte correspondante dans le paquet. Cette carte indique ce qu’il se passe. La plupart du temps, elle est composée d’un texte qui décrit ce qui arrive aux explorateurs, puis de sa conséquence concrète sur le plateau : monstres, objets, nouvelle carte à prendre. Le résultat peut être différent suivant les objets possédés ou les actions effectuées précédemment.

Combattre
Si un monstre est présent dans la pièce ou se trouve un personnage, son joueur pioche l’une des cartes du monstre en question et la place face visible devant lui. L’attaque et la conséquence des dés est différente d’une créature à l’autre.
Lorsque le joueur choisit de combattre, il lance 2 dés. Le résultat vert est résolu en premier, le orange ensuite et le rouge en dernier. Un symbole avec un personnage indique qu’il peut placer le dé sur la face de son choix contre un jeton malédiction.
Le check vert indique généralement que le personnage fait 1 dégât à la créature, le point d’exclamation orange qu’il prend 1 dégât, et la croix rouge qu’il prend des dégâts supplémentaires. Les conséquences des différents symboles peuvent être différents d’un monstre à l’autre.
Fin de partie
La partie se termine lorsque les joueurs sortent de la pyramide ou lorsqu’ils arrivent à court de jeton malédiction. Si ils sortent, ils peuvent comptabiliser leurs points. Le scénario auquel nous avons joué est un scénario de démo, mais les choix que font les joueurs et le remplissage de leur fiche aura une vraie conséquence d’un scénario à l’autre.
Mon avis
J’aime les jeux narratifs et je n’ai pas été déçue par Arkeis : j’ai beaucoup apprécié cette partie ! Le contexte du festival fait que nous sommes vites passés sur les textes, mais ce sont eux qui nous plongent vraiment dans l’ambiance et qui nous racontent les aventures vécues par nos personnages.

Au début du jeu, nous n’avons pas toutes les informations sur l’histoire. Nous les découvrons peu à peu à la manière d’un film. Chaque action a une conséquence. Elle peut être positive, comme la découverte d’un objet rare, ou négative, comme… aha. Je ne dirai rien.
Il me rappelle un peu les Demeures de l’épouvante en plus léger. Apparemment, chaque scénario aura son propre set de cartes. J’imagine qu’il sera aussi possible de créer ses propres scénarios en se servant du matériel de la boîte.
L’équilibrage n’est pas encore finalisé, et ça se sent : nous avons eu énormément de mal avec des ennemis apparaissant dans une pièce ou nous étions déjà et nous avons écrasé tous les autres. Les monstres font leur action au tout début du tour de chaque joueur, mais ils n’affectent que le joueur actif. Lorsqu’ils étaient dans une zone adjacente, nous nous déplacions donc en 1ère action et nous combattions en 2nd action. Avec 4 personnages, le combat ne durait généralement pas plus d’un tour de table. Nous avons donc eu plus peur des petites créatures insignifiantes en grand nombre que des grosses solitaires.
Le pouvoir de Frank Gaspard permet de déplacer toutes les créatures vers la zone ou il se trouve. Il n’a pas de limitation sur la taille des monstres ou leur niveau ? Lors du combat contre la plus grosse créature du scénario, nous l’avons tout simplement changée de pièce pour qu’elle ne nous embête plus.
Un projet à suivre !