
La couverture de la boîte de Princess Jing représente un bâtiment traditionnel chinois en gros plan. Le nom du jeu est inscrit par dessus avec une typographie assez lourde. Des dragons sortent de la barre du « p » et du « s ». Les noms de Roberto Fraga (l’auteur) et de Naïade (l’illustrateur) sont notés en dessous du « Jing » et sont entourés par les barres du « j » et du « g » ». Le « i » de « Princess » et le toit du bâtiment ont la même forme que les hauts de paravent.
Le logo de Matagot (l’éditeur) et les caractéristiques du jeu sont présents en bas à gauche de la boîte.
Le bord vert montre que le jeu est classé dans la gamme Famille de Matagot.
L’illustration prend une grande place sur la couverture. On y retrouve les différents éléments du jeu : à gauche, la princesse Jing et à droite son capitaine. Ils sont séparés par une pièce contenant 5 rangées de paravents. La princesse semble pressée et court dans la direction de son amant. Le capitaine n’est pas en mouvement, et donne l’impression d’être en d’attente de réceptionner sa princesse. Chacun tend la main vers l’autre.
Au niveau du ciel, à gauche, on peut apercevoir un personnage masculin. Il est dans les mêmes teintes roses et grises que le décors. Sa main est tendue, comme pour attraper la princesse. Il s’agit probablement de son futur mari ou de l’empereur.
En bas à droite, le renard (l’un des animaux légendaires de la règle avancée) observe le prince. Le héron vole au dessus de lui.
Le bâtiment représente la Cité Interdite de Pékin. La Cité Interdite (classé par l’UNESCO en 1987) est le nom du palais des empereurs chinois des dynasties Ming et Qing. D’après la légende, elle contient 9999 pièces. Elle est ici réduite à une seule pièce, celle des paravents.
Les couleurs de la Cité Interdite sont le rouge (en réalité pourpre) et le jaune. Dans la symbolique chinoise, le pourpre représente l’étoile polaire, le centre de tout. Quand au jaune, il s’agit de la couleur impériale.
Contrairement à la réalité, le bleu est très présent dans Princess Jing. Il symbolise la pureté et la fraicheur, mais aussi la mélancolie. En Chine, ce n’est pas une couleur primaire, mais elle est considérée comme une teinte de vert.
Il existe une couleur entre le bleu et le vert appelée « Qing ».

L’arrière de la boîte présente une vue du jeu, son contexte, et son matériel. La mécanique de Princess Jing est résumée en 3 points : échanger la position de 2 paravents, retrouver les animaux légendaires, faire attention aux miroirs. Le second point concerne la règle avancée.

Le thermoformage à l’intérieur de la boîte est en plastique. Les paravents s’insèrent facilement… jusqu’au 25ème. Chaque espace peut contenir 12 paravents. Il y en a deux. Le seul endroit ou le dernier peut se placer est dans le petit espace du haut.

Le jeu contient 25 paravents. Chaque paravent est composé de 4 parties : le socle est en plastique et les autres éléments en carton décoré. Ces décors représentent des montagnes et de la végétation.
Les peintures chinoises sont traditionnellement classées en 3 catégories : la peinture de personnages, la peinture de paysage et la peinture de fleurs et d’oiseaux. Certaines oeuvres sont appelées « peintures des lettrés ». Elles associent calligraphie et peinture (au niveau de la touche, par l’ajout de texte, etc.) dans le but d’atteindre à la fois la profondeur et la simplicité.
Le paravent est séparé en deux. On peut donc insérer un personnage de chaque côté. Cette situation n’est pas possible lors de la mise en place, mais le retour d’une princesse ou d’un porteur de miroir peut aboutir à ce genre de chose.

Généralement, un paravent est composé d’un certain nombre de panneaux rectangulaires accrochés les uns aux autres de façon à pouvoir les plier. Ils permettent de séparer une pièce ou de la décorer. À l’origine, ils pouvaient même protéger des démons. Dans Princess Jing, les paravents sont disposés de façon précise dans une pièce spéciale appelée « pièce aux paravents ». Quelle est son utilité ? À quoi servent ces paravents à part cacher des princesses ?
Les bords des paravents semblent plus utilitaires qu’historiques : ils servent à cacher les personnages. Sans eux, ils seraient facilement visibles en se décalant légèrement. L’espace vide en forme de cercle en haut du panneau central permet de jouer avec les miroirs pour y voir la tête de la princesse sous un certain angle.

La princesse Jing est habillée en rouge, tandis que la princesse Fang est en vert. Elles se ressemblent beaucoup et portent des bijoux, signes de leur rang. Les doublures ont une capuche qui cache le haut de leur tête. Seul leur visage est différent.
Les porteurs de miroirs sont identiques ou presque dans chaque équipe. Le miroir se colle avant la première partie.
Les 3 capitaines de chaque couleur sont tous différents et ont tous des caractéristiques précises : gros, maigre, chauve, costaud, etc. Les armes des rouges et des verts sont différentes.

Les personnages ne sont pas identiques des deux côtés. On peut voir leur dos en les retournant.

Chaque joueur pioche au hasard l’une des 3 tuiles objectif si il joue avec la variante des animaux légendaires. Ces tuiles représentent les 3 gardes et leurs gardiens animaux.
- Le renard symbolise la ruse
- Le héron symbolise la droiture
- La chouette symbolise la clairvoyance et la sagesse (c’est elle qui donne des conseils dans le livre de règles)

Le plateau représente la salle des paravents sur son recto. Son verso reprend l’illustration de la couverture.

Les règles sont bien écrites. Elles sont claires et illustrées. La chouette donne des conseils stratégiques intéressants.
Elles sont disponibles en 3 langues.